• Relocalisation : phénomène de mode ou tendance lourde ?
  • De plus en plus d’entreprises françaises réfléchissent à des relocalisations de leurs sites industriels en France, que ceux-ci soient délocalisés en Asie, à l’Est de l’Europe ou sur les pourtours de la Méditerranée.
  • Rappel sur les délocalisations : C’est au début des années 2000 que de nombreuses entreprises ont été attirées par la possibilité de diminuer fortement leur coût de production en allant faire fabriquer dans des pays où la main d’oeuvre était bon marché.
  • Mais aujourd’hui, tous ne sont pas satisfaits et un certain nombre d’entreprises commencent à revenir s’installer en France.
  • C’est pourquoi le gouvernement a lancé une aide à la relocalisation dans l’industrie et souhaite y consacrer quelque 200 millions d’euros répartis sur trois ans.
  • Pour remuscler l’industrie hexagonale, onze filières considérées comme stratégiques ont été identifiées dont l’automobile, l’aéronautique, mais aussi les technologies et services de l’information, l’éco-industries, le luxe et la création…..
  • Comment expliquer un tel revirement ?
  • Un premier constat montre que si les délocalisations ont apporté des premiers gains sur les coûts de revient de production, elles ont déçu sur d’autres critères.
  • Les principaux écueils invoqués par les chefs d’entreprises sont :
  • – une qualité de produit non constante,
  • – des délais de transports importants,
  • – des coûts de transport de plus en plus chers,
  • – la complexité en matière de gestion des flux internationaux,
  • – des risques de contrefaçon, – un non- respect des normes,
  • – des délais de fabrication et de livraison non tenus,
  • – des erreurs de fabrication,
  • – de trop gros volumes,
  • – l’augmentation des coûts de revient surtout en Asie,
  • – une réduction de l’écart salarial,
  • – des emplois sous-qualifiés,
  • – des relations clients/ fournisseurs difficiles….
  • Le retour en France encouragé par le gouvernement va permettre aux entreprises d’assurer une meilleure rentabilité mais aussi une plus grande réactivité face aux demandes des consommateurs.
  • Pour bon nombre d’entreprises, la production en France redevient un atout considérable en termes d’innovation, de protection de la propriété intellectuelle et un gage de qualité. Les relocalisations devraient créer plus de 50 000 emplois d’ici à 2015.
  • Quelles sont les entreprises françaises qui ont choisi ce retour ?
  • – Atoll passe pour un précurseur quand en 2005 il relocalise une partie de sa gamme,
  • – les Taxis bleus qui ont perdu des clients suite à l’implantation de leur centre d’appel au Maroc,
  • – la fonderie Loiselet a pu investir dans des machines hyper performantes grâce au fonds d’industrialisation et pense embaucher d’ici à deux ans une centaine de personnes à Nogent-le-Roi,
  • – Smoby, victime de mauvaises fabrications, a réinstallé ses usines dans le Jura,
  • – Renault a décidé en 2009 de rapatrier une partie de la production de la Clio2 de Slovénie,
  • – Rossignol a transféré une partie de sa production de Taïwan à Sallanches et créé 20 emplois ,
  • – Mobiky a rapatrié ses vélos de Chine en Normandie et table sur 45 à 50 recrutements en 2011,
  • – Kindy prépare la relocalisation de ses gammes chaussettes techniques sur son site français de Moliens.
  • Et bien d’autres Espérons que ce mouvement fasse réfléchir, s’intensifie et revitalise les régions françaises en difficulté.
  • Source : svp.com